JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DE LA FEMME : SOL EN SI AUSSI !

Le fait, pour une jeune maman, d’être porteuse du VIH/sida est fréquemment à l’origine de difficultés interactives mère/bébé importantes.

L’impossibilité d’allaiter son enfant est mal vécue par les jeunes mamans que nous accompagnons à SOL EN SI. Certaines ont le sentiment que le lien avec le bébé ne pourra pas s’établir correctement sans cet échange corporel.

La peur de contaminer l’enfant en l’embrassant, le câlinant, en soignant un « bobo » voire en lui donnant son bain perturbe également certaines jeunes mères. Malgré les informations données par le corps médical, leur inquiétude reste vive. Surtout s’il s’agit d’un premier enfant.

Beaucoup d’entre elles souffrent aussi de dépression et d’épuisement physique et psychique. L’annonce de la maladie, la précarité, les hébergements en hôtels successifs, l’isolement … peuvent induire, chez certaines, une forme d’automatisme dans les soins prodigués à l’enfant et, parfois, une mise à distance de celui-ci ou, à l’inverse, une trop grande permissivité liée au sentiment fréquent d’être un parent défaillant. De même, la prise de médicaments anti rétroviraux par le nourrisson est facteur d’anxiété même si les résultats sérologiques de l’enfant sont négatifs.

Autant de souffrances lourdes de conséquences que l’équipe de psychologues de SOL EN SI a cherché à enrayer en créant des ateliers de soutien à la parentalité rassemblant, une fois par semaine, un groupe de 6 à 8 mamans concernées et leur enfant en bas âge.

Des jeux entre le parent et l’enfant en présence de la psychologue, la participation d’autres mères plus sereines quant à leur relation avec leur bébé, l’organisation de groupes de paroles et celle de sorties, là aussi en groupes, dans des espaces d’accueil ludiques ou culturels … permettent, peu à peu, le repérage et la prise en charge précoce des difficultés interactives mère/enfant évitant ainsi qu’elles s’installent.

Et si des éléments de pathologies plus importants ne peuvent pas être endigués dans le cadre de ces ateliers de soutien de SOL EN SI, une proposition d’orientation vers des structures extérieures spécialisées (CMP, PMI …) est systématiquement faite aux parents.

SOL EN SI EN PACA AUSSI !

Présente en Ile de France, à Bobigny, SOL EN SI l’est aussi à Marseille où elle accueille 90 familles concernées par le VIH/sida avec, là aussi, l’organisation de différents ateliers destinés à soutenir et à informer des femmes vivant, là encore, dans la précarité et l’isolement.

Au programme, un lieu d’échange et une réflexion spécifique sur la place du père fréquemment absent (ou décédé) dans l’éducation des enfants ; des espaces de réflexion pour apprendre à lutter contre les discriminations, à moins mal vivre l’exclusion et des groupes de paroles où les femmes apprennent à valoriser leurs compétences en mettant en valeur leur savoir faire, leur savoir être …

Autres sujets fréquemment abordés : les problèmes d’observance des traitements médicaux et les difficultés quotidiennes liées au fait de vivre avec le sida.

En 2016, des ateliers nutrition/cuisine ont également été mis en place. Ils sont animés par une diététicienne habituée à l’intervention auprès des publics précaires et concernés par le VIH et les hépatites. Une initiative importante car des études ont montré qu’une alimentation équilibrée majore l’efficacité des traitements.

A noter aussi, des interventions du Planning Familial où les femmes que SOL EN SI accompagne peuvent parler de leur corps, de leur sexualité …

Et, enfin, pour toutes ces femmes qui vivent dans l’isolement et n’ont pas les moyens d’accéder à la culture, la possibilité de sorties culturelles pour celles qui le souhaitent telles la visite du MUCEM, celle d’expositions notamment à la Grande Charité ou de ballades à l’Estaque … Des moment de découverte mais aussi de rencontres et d’échanges.

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