Affordable Art Fair - Vente aux enchères au profit de Sol En Si

L'Affordable Art Fair, foire d'art contemporain dont la vocation est de proposer des oeuvres à des prix compris entre 100 et 5000 euros, organisera le jeudi 4 juin en nocturne, à partir de 19H30, une vente aux enchères au bénéfice de l'association Sol En Si à l'Espace Champerret (75017) .

Cette vente d'oeuvres d'artistes contemporains sera animée par Maître Pierre Blanchet, commissaire priseur, et rassemblera plus de 30 oeuvres généreusement mises à disposition par les galeries présentes à l'Espace Champerret.

Une belle occasion d'allier passion de l'art contemporain et solidarité ! Venez nombreux...

>> le site officiel


Bleu Renverse


Luciole


Verres de Scott Slagerman


Ze Doudou


1er décembre : sortie du CD et du DVD du concert des Grands Gamins


Le 13 avril 2008, 21 artistes se sont réunis pour un concert exceptionnel au profit de Sol En Si : le concert des Grands Gamins.
Adamo, Vincent Baguian, Axel Bauer, Bénabar, Francis Cabrel, Calogero, Louis Chedid, Jeanne Cherhal, Clarika, Thomas Dutronc, Michel Jonasz, Sandrine Kiberlain, Catherine Lara, Maxime Le Forestier, Maurane, Yannick Noah, Ours, Raphaël, Alain Souchon, Christophe Willem et Zazie ont interprété les chansons de leur enfance pour l'association au Zénith de Paris.



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Le CD et le DVD du concert sont en vente depuis le 1er décembre 2008 pour la journée mondiale de lutte contre le SIDA.



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Alors, replongez dans votre enfance et découvrez ou redécouvrez un concert unique, beau et convivial ! Parfait pour faire des cadeaux aux petits et aux grands !

Si vous souhaitez acheter un CD ou un DVD, contactez-nous au 01 44 52 78 78.


Pétition Unals
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Taille : 132 ko - Dernières modifications : 18/02/2009
 

Recommandations pour la mise en place de projets de tests de dépistage de l’infection VIH avec résultats rapides et/ou de dépistage hors les murs

 Rédigé par le Groupe « dépistage et prévention COREVIH PACA Ouest Corse» (composition détaillée page 7)
 
Ces recommandations ont pour objectif de faciliter voire inciter les projets régionaux institutionnels et/ou associatifs sur cette problématique.
Les différentes étapes du projet sont envisagées :
-         Définir un objectif au projet,
-         Identifier le lieu de l’action,
-         Organiser le dépistage,
-         Choisir les tests rapides,
-         Communiquer sur le dispositif,
-         Former les intervenants, 
-         Evaluation, Financement.
 
I.        Définir un objectif au projet
 
L’objectif général est de faciliter l’accès au dépistage.
 
Un projet, repose sur des hypothèses documentées (en pratique, définir clairement l’objectif  opérationnel et le résultat attendu) et prévoit une démarche d’évaluation à partir de l’objectif.
Les objectifs opérationnels dans ce cadre peuvent être :
-         Accès facilité au dépistage et au suivi des personnes les plus concernées (Hommes ayant des rapports avec les hommes HSH, Multipartenaires, UDVI, …)
-         Accès au dépistage des personnes les moins sensibilisées et les plus marginalisées, (population carcérale, migrants, ..)
-         Elargir et/ou Améliorer l’offre pour augmenter son acceptabilité,
-         Favoriser l’accès à une connaissance du changement de statut sérologique et à une prise en charge les plus précoces possibles et envisager les modifications de comportements qui l’accompagnent,
-         Permettre aux HSH pratiquant un recours répété au dépistage d’intégrer le dépistage dans une stratégie satisfaisante de réduction des risques.
 
En fonction des objectifs, dans un premier temps la population ciblée est décrite. 
 
II.     Identifier le lieu de l’action :
 
Les lieux où ces projets pourraient être mis en place comprennent, (liste non exhaustive) :
 
-         des lieux actuels de dépistage : CIDAG-CIDDIST, Centres de Planification et d’Education Familiale CPEF (Conseil Général, Mouvement Français pour le Planning Familial, Hôpitaux), des lieux de consultation spécifiques, laboratoires d’analyse médicale, milieu carcéral (UCSA, CIDAG),
 
-         des lieux médicalisés : services d’urgences, de médecine préventive (universitaire, centres de vaccinations …), réseaux Ville-Hôpital, centres de santé, consultations de suivi de personnes infectées par le VIH (pour leurs partenaires..), consultations IST…
 
-         des lieux fréquentés par des personnes plus vulnérables ou/et ayant moins facilement accès au dépistage (migrants/étrangers, Hommes ayant des rapports avec les hommes, Usagers de Drogues, personnes prostituées, femmes isolées, personnes en grande précarité…) ; ces lieux pourraient être par exemple :
-         des lieux d’accueil institutionnels ou associatifs recevant ces publics (accueils de jour, d’hébergement, de soins…),
-         des établissements ou des lieux connus pour accueillir ces publics dans le cadre d’information, de loisirs ou de culture,
-         des lieux de prise en charge des Usagers de Drogue : CAARUD, CSST, CSSD, CSAPA , Réseaux de soins, Microstructures.
 
 
III.   Organiser le dépistage :
 
Si l’organisation est indispensable, les contraintes ne doivent pas être un obstacle au développement du projet.  Toutefois, il est nécessaire de décrire les conditions de dépistage et les moyens.
Quelque soit l’étape du projet, les promoteurs peuvent faire appel à des personnes ressources (coordonnées possibles par les membres du groupe dépistage du COREVIH).
 
A.     Déroulé du dépistage : description des différentes phases :
 
-         Création d’un dossier individuel confidentiel (a minima  il comprendra : consentement éclairé, résultat du test, données nécessaires à l’évaluation..),
-         Accueil confidentiel expliquant le déroulé du test,
-         Conseil prétest, systématiquement proposé, basé sur les techniques d’écoute active avec recueil du consentement éclairé,
-         Réalisation du test répondant aux normes de qualité,
-         Gestion de l’attente des résultats,
-         Annonce des résultats et Conseil post-test ,
-         Rendu «écrit» du résultatDocument écrit et signé précisant le type de prélèvement effectué, la nature du test et sa dénomination, le résultat et la nécessité d’un contrôle en cas de résultat positif ou douteux.
-         Gestion de l’annonce des résultats négatifs, non interprétables et positifs. 
-         Les limites de l’annonce et du dépistage (hépatites, IST).
-         Organisation des contrôles sanguins rapides en cas de résultats non interprétables et positifs :
-         Soit test sanguin possible sur place,
-         Soit test sanguin impossible sur place et orientation vers une structure adaptée proche (CDAG, services spécialisés, médecin laboratoire),
-         importance de protocoliser ce lien,
-         prévoir des lieux adaptés pour les personnes ayant un abord veineux difficile (UDVI).
-         Orientation possible en cas de risque récent.
 
B.    Organisation humaine
 
 Cette organisation est différente s’il s’agit d’un lieu médicalisé ou d’un site «hors les murs». Dans ce dernier cas, 2 personnes au minimum sont présentes lors de la réalisation des tests.
 
C.    Organisation matérielle
 
L’organisation est décrite a minima car elle est à adapter en fonction des conditions locales en particulier en cas de dépistage hors les murs :
-         Il est recommandé de disposer de «secteurs» permettant une confidentialité pour l’accueil, les conseils, le recueil du consentement, la réalisation du test et le rendu de résultat et de prévoir un lieu de stockage des tests rapides.
-         Un recueil minimum de données est indispensable pour la traçabilté et l’évaluation, ce recueil est conservé dans un lieu sécurisé fermant à clef.
-         Un archivage confidentiel des données est à prévoir.
-         Durée de l’archivage : Pour les archives médicales : 20 ans, pour les laboratoires : 5 ans et dans le cadre d’un projet de recherche : 15 ans.
 
IV.   Choisir les tests rapides :
 
En annexe sont décrites les données complémentaires permettant le choix des tests rapides :
-         cadre légal,
-         cinétique des marqueurs séro-virologiques,
-         caractéristiques des tests, dont la reconnaissance des sous-types virologiques,
-         autres tests rapides de dépistage des IST disponibles, 
-         algorithme de dépistage rapide.
 
A.     Définition des tests rapides : 
Ce sont des tests unitaires, non automatisés qui permettent la détection des anticorps anti-VIH1 et anti-VIH2. Ces tests utilisent le principe de la migration par immuno-chromatographie sur stick unitaire, soit le principe de l’immunocapture des anticorps sur la membrane du support du test (savonnette).
Ils reposent sur des techniques ELISA
-         l’Antigène viral fixé sur un support (membrane de nitrocellulose ; stick unitaire en carton)
-         les anticorps présents dans le sang (plasma, sérum) ou dans la salive sont capturés
-         le complexe antigène-anticorps est révélé par un système à réaction colorée (positive)
-         la lecture se fait à l’œil nu.
 
Les tests utilisent différents types de supports : godet, carton, bandelette.
En France, les tests unitaires rapides sont déjà utilisés dans le cadre du dépistage classique sur sérum, associé à un ELISA mixte et dans un cadre d’urgence : greffes d’organes (donneur), AEV, accouchement.
 

B.    Les Trousses rapides disponibles  en Janvier 2009 :
 
Une trousse rapide combinée Ag-AC : Détermineâ devrait être commercialisée en 2009 et sera à privilégier pour des raisons d’efficacité.
 
Onze trousses rapides ont reçu le marquage CE, dont 9 sont distribuées en France :   
Il s’agit des trousses :
-         ABBOTT : Determine HIV1/-2
-         BIOMERIEUX : Vikia HIV1/2
-         BIOLYTICAL LABORATORIES : INSTI HIV1/HIV2 ANTIBODY TEST KIT
-         CORE Diagnostics : CORE HIV1/2 
-         Immunoflow HIV1/HIV2
-         INVERNESS: Immunocomb II Bispot HIV1+2
-         INVERNESS : Double Check II HIV1/2
-         QUALPRODiagn.: RETROSCREEN HIV
-         ORASURE : ORAQUICK ADVANCE
 
C.    Matériel nécessaire à la réalisation des tests rapides de dépistage :
 
Matériel nécessaire :
-         Support approprié pour la réalisation des tests,
-         poubelle spécifique déchets médicaux avec dispositif d’élimination des déchets,
-         antiseptique,
-         gants jetables,
-         coton ou gazes, pansements.
 
Le prélèvement
Dans le cadre légal actuel d’utilisation des trousses, les supports possibles en France sont aujourd’hui le sérum et le plasma.
Dans le cadre d’un projet, pour faciliter le dépistage, il est préférable de choisir une détection sur sang total. Tous les tests sont validés en sang total.
La trousse de test rapide comprendra le «kit complet» pour le prélèvement sur sang total :
-         vaccinostyles ou lancettes
-         pipettes pour recueil du sang
-         tampon de migration.
 
La qualité de technique de dépistage : Respect des conditions générales d’utilisation (cf. recommandations Haute Autorité de Santé (HAS) « Dépistage de l’infection par le VIH en France » : synthèse sur le site www.has-sante.fr))
-         Tests (par lui-même),
-         Utilisation du test par l’acteur,
-         Conservation des tests ou photocopies ou scanner,
-         Mise en œuvre des contrôles de qualité des Tests,
-         Garantie de la traçabilité des Tests utilisés et des résultats.
 

V.     Communiquer sur le dispositif :
 
La connaissance du projet et donc le recrutement des participants est à prévoir.
La communication est fonction du public ciblé et des lieux.
Dans tous les cas, les personnels des lieux concernés par le projet sont partis prenantes du projet.
Pour les HSH et en en cas de mutipartenariat, outre les canaux habituels (associations, Sida info service, institutions,..) il paraît souhaitable d’informer sur le dispositif prévu via la presse spécialisée et Internet, canal d’information qui paraît de plus en plus sollicité.
 
VI.   Former les intervenants :
 
Les formations sont à adapter en fonction des intervenants (métiers, expérience) et de leur rôle dans le projet.
La maîtrise de l’ensemble des connaissances des modules suivants seront à avoir ou à acquérir.
 
Formation dans le cadre du projet de dépistage
 
-         Epidémiologie actuelle du VIH en France et les enjeux actuels du dépistage, Actualisation des connaissances sur les modes de transmission du VIH, des hépatites, des IST, de la gestion des accidents d’exposition en lien avec la démarche de dépistage.
-         Les connaissances essentielles pour mener les actions de dépistage : cadre légal, cadre des actions, connaissances bio-médicales et organisation du dépistage.
-         Rôle des différents acteurs dans le dépistage. Description du réseau, des personnes et lieux ressources permettant la meilleure orientation (médicale, sociale ou soutien à la prévention).
-         Les enjeux éthiques, réglementaires et les responsabilités de la recherche bio médicale dans ce cadre.
-         Description de l’action prévue : les personnes cibles, leurs pratiques, leurs modes de rencontre, leurs attitudes vis à vis du dépistage, Formation sur la mise en place du projet, la confidentialité nécessaire (intervenants, pairs, public…), le mode de conservation et d’archivage des dossiers avec des données biologiques individuelles :
-         Elaboration collective des questions ouvertes dans le déroulement du protocole,
-         Mises en situation,
-         Evaluation individuelle et collective des capacités/compétences nécessaire pour le projet.
 
Formation à l’accueil et à l’entretien :
-         Gestion de l’accueil,
-         Maîtrise des techniques et outils de «counselling» pour l’entretien pré et post test ou au minimum des techniques d’entretien et d’écoute active pour renforcer les comportements préventifs, repérer les difficultés de prévention en accompagnant la démarche de dépistage et son suivi.
 
Formation centrée sur la mise en œuvre des techniques de dépistage rapide
-         Modalités de dépistage,
-         Modalités de réalisation des tests rapides, traçabilté,
-         Réalisation pratique de ces tests rapides, instauration des contrôles de qualité,
-         Limites de validité des tests rapides et Intérêt des tests complémentaires pour les autres IST, hépatites.
-         Annonce des résultats, négatifs, positifs ou ininterprétables. 
 
La formation peut inclure une ou deux journées de stage dans un CIDAG.
 
Une intégration dans le programme de formation indemnisable est à rechercher en cas de participation de non salariés (médecins, professionnels de santé..).
 
Un échange des pratiques du personnel intervenant sous différentes formes possibles (supervision, échanges, autosupport..) respectant le secret professionnel est à préconiser.
 
VII. Evaluation, Financement :
 
Plusieurs niveaux d’évaluation : Seuls sont décrits des axes d’évaluation et non des indicateurs qui sont à définir par les porteurs du projet en fonction de celui-ci.
Le recueil des données est à adapter en fonction de l’évaluation voulue, il est souhaitable de prévoir même à minima l’analyse des données lors de la conception du projet.
 
Les recommandations de la Haute Autorité de Santé (synthèse sur le site www.has-sante.fr) insistent également sur l’évaluation, en particulier sur l’assurance qualité, la remise des résultats et l’information.
 
L’évaluation portera sur l’ensemble du projet et ses différentes phases :
-         Le dispositif lui-même
-         Aspect quantitatif : accès du public cible, résultats des tests,
-         Aspect qualitatif : entretien, satisfaction des usagers…
-         La formation
-         La communication
 
 
Coûts:
Le coût des projets est impossible à estimer de façon générale.
Le coût moyen des tests est fonction de la quantité commandée : par exemple, pour 1500 tests Determine HIV1/2 commandés par an, le coût unitaire du test est de 20,32 Euros TTC en janvier 2009.
Les financements possibles : DGS, GRSP, Laboratoires, ANRS, CPCAM, Sidaction, Collectivités territoriales …..
 
 
En conclusion, ce texte a été réalisé de manière pluridisciplinaire en espérant faciliter la mise en place de projets et l’accès au dépistage des personnes concernées.
Les données sont celles disponibles en Janvier 2009.
Les membres du groupe restent à la disposition des futurs porteurs de projets pour tout complément d’information.

Composition du Groupe Corevih « Prévention et Dépistage »  ayant participé à l’élaboration de ce document :
·         Associations :
-          Aides 
-          Stéphane Caralp " <stephane.caralp@free.fr>
-          Frédéric Lert  <metteurenvaleur@yahoo.fr>
-          Lilian Roturier " action Gay" <lroturier@aidesdrpaca.org>
-          Patrick Rovera  " Action Gay " <provera@aidesdrpaca.org>
-          Marie Suzan <marie.suzan@medecine.univ-mrs.fr>
-          CODES 83
-          Laurence Pallier<l.pallier-codes83@orange.fr>
-          CRIPS
-          Célia Chischportich <cchischportich.crips@free.fr>
-          Planning Familial
-          Lisa Tichané<lisa@leplanning13.org>
-          SIDA INFO SERVICE
-          Florence Nicolaï Guerbe<marseille@sida-info-service.org>
-          SOLENSI
-          Fabienne Nouts<coordination13@solensi.org>
-          Mireille Hagege<mireillehagege5@yahoo.fr>
-          Jean-Paul Bérard <jean.paul.bérard@free.fr>
-          SOS DI
-          Dominique Blanc<dominique.blanc@groupe-sos.org>
-          Marie-Laure De Séverac <marie-laure.deseverac@groupe-sos.org>
 
·         Collectivités territoriales :
-          Conseil Général 13
-          Michèle Bigouroux CPEF<michele.bigouroux@cg13.fr>
-          Anne Grob Laboratoire Départemental <anne.grob@cg13.fr>
-          Chantal Vernay-Vaïsse CIDAGCIDDIST CG13<chantal.vernayvaisse@cg13.fr>
-          Conseil Général 83
-          Anne Pottier CIDAG CIDDIST CG83" <apottier@cg83.fr>
-          Mairie Marseille
-          Pierre Toubiana <ptoubiana@mairie-marseille.fr>
 
·         Hôpitaux
-          AP-HM
-          Amélie Ménard Hôpital Sainte Marguerite <Amelie.Menard@mail.ap-hm.fr>
-          Catherine Tamalet Laboratoire Virologie Timone <Catherine.Tamalet@ap-hm.fr>
 
·         Médecins Libéraux
-          Collège Gynécologues
-          Dominique Spérandéo <dominique.sperandeo@wanadoo.fr>
 
·         Organismes
-          Mutualité Française
-          Cyril Amic<c.amic@actimut.fr>
 
 

Annexe
Les critères de choix des tests rapides
 
Cadre légal
 
 Actuellement le dispositif légal du dépistage en France est régi par l’arrêté du 28 Avril 2003 (JO). Tout laboratoire public ou privé effectuant des analyses de biologie médicale au sens de l' article L6211-1 du code de la santé publique, pour le dépistage des anticorpsanti-VIH 1 et 2, doit analyser isolément le sérum ou le plasma de chaque individu en utilisant deux réactifs mixtes (VIH 1 et 2) différents revêtus du marquage CE, dont au moins un réactif utilisant une technique ELISA mixte.

En cas de positivité ou de discordance des résultats de ce test de dépistage, une analyse de confirmation par Western Blot ou Immuno-Blot doit être réalisée à l'initiative du biologiste sur le même prélèvement. La présence des anticorpsanti-VIH 1 et 2 chez un individu ne sera validée qu'après avoir effectué un test de dépistage dans les conditions décrites au premier alinéa sur un second prélèvement.
 
Cependant, selon les recommandations de la Haute autorité de Santé rendues publiques en Octobre 2008 : « Le maintien de la réalisation de 2 techniques de dépistage sur le même prélèvement dans le cadre de l’analyse de dépistage des anticorps anti-VIH n’est plus justifiée en 2008 ».  « Les biologistes réalisant le diagnostic biologique de l’infection par le VIH doivent utiliser, dans le cadre de l’analyse de dépistage, un test ELISA combiné marqué CE avec un seuil de détection de l’Ag p24 au moins équivalent au seuil minimal requis par la réglementation européenne en vigueur pour les tests de détection de l’Ag p24 seul ».
 
Le système français repose sur la prescription médicaleoù le test est rendu et expliqué par un professionnel.
 
La cinétique des marqueurs séro-virologiques suivant la contamination :
 
La cinétiquea été profondément modifiée par la mise à disposition des tests Ag-AC combinés de dépistage. L’ARN VIH est détectable par PCR 7 à 10 jours après la contamination (rapport Yeni, 2008), l’Ag p24 dès le 15eme jour par ELISA spécifique mais aussi par les ELISA combinés Ag-AC de 4ème génération, alors que les AC VIH sont détectables dès J21 au moment de la séroconversion par les ELISA classiques de 2e et 3eme génération et au 25e jour par les tests rapides. Donc les tests actuels rapides présentent une limite de sensibilité au moment de la séroconversion et en cas de résultat négatif, il conviendra d’informer le patient de ces limites. Dans une évaluation récente portant sur 37.530 sérums, comparant 3 tests ELISA combinés, et 3 tests ELISA anticorps anti-VIH dont un test rapide, il a été montré que parmi les 26 échantillons de séroconversion, 18 étaient positifs et 8 négatifs par le test rapide (Costagliola et al., AIDS,2008,22 :2042-44).
 
Les tests combinés de quatrième génération actuels peuvent être positifs dès le 15eme jour après l’infection (Rapport Yeni). Cependant, à partir des données de Fiebig  (AIDS 2003,17 :1871-9) portant sur des échantillons rétrospectifs de donneurs de plasma ayant séroconvertis, on peut estimer que la durée moyenne de la fenêtre sérologique silencieuse est de 24,5 à 26  jours après la contamination.
 

 
Figure 1 : Evolution des marqueurs virologiques et sérologiques au cours de la primo-infection VIH ( d’après Fiebig, AIDS 2003).
 
Selon les recommandations de la HAS, un résultat négatif du test de dépistage ELISA combiné 6 semaines après l’exposition supposée pourra être considéré comme signant l’absence d’infection par le VIH. En cas de traitement prophylactique post-exposition, le délai reste de 3 mois après l’arrêt du traitement.
 
 
Les principales caractéristiques des  trousses rapides disponibles :
 
 

 

 
 
 
Les critères pour l’obtention du marquage CE nécessaire pour l’agrément des trousses rapides sont 100% de sensibilité et une spécificité de 99 %.
La fiabilité de ces trousses rapides a été éprouvée en remplissant les critères de sensibilité et spécificité requis pour le marquage CE, mais aussi en satisfaisant aux divers contrôles de qualité annuels réalisés par l’AFSSAPS (résultats consultables sur le site internet de l’AFSSAPS)
Les  performances des trousses rapides distribuées en France, selon les fabricants sont indiquées dans le tableau ci-dessous :
 
 

 
 
Autres tests rapides de dépistage des IST disponibles :
il s’agit en général de tests de dépistage du gonocoque, de la syphilis, des chlamydiae, de l’hépatite B et de l’hépatite C.
De très nombreux tests de dépistage rapide d’IST sont disponibles sur Internet. Il est très difficile de trouver des tests ayant le marquage CE. Mais certains tests distribués par « Home Bio Test » ont reçu l’agrément de la FDA :
Il s’agit des tests suivants :
1)     Le test Oraquick de dépistage des AC VIH qui se pratique sur la salive : durée 20 mn ; coût du test : 15 $.
2)     Syphilis : sur sérum, plasma ou sang total : durée 10 mn ; coût : 23 $
 
D’autres tests, de la même firme, n’ont pas reçu l’agrément de la FDA mais ils sont disponibles :
3)     Gonorrhea rapid test : sur urines : durée 15 mn ; coût 15 $
4)     Tests combinés : COMBO test pour VHB/VHC : detection de l’Ag HBs, AcHBc, Ac HBs, Ag HBe, Ac HBe, AC HCV sur carton. Coût : 34-39$
5)    
Chlamydiae : sur urines ou sécrétions cervicales ; durée : 10 mn ; Coût : 29 $
 
Algorithme de dépistage rapide
 
 
 


- Recommandations pour la mise en place de  projets de tests de dépistage de l’infection VIH avec résultats rapides et/ou de dépistage hors les murs  
Rédigé par le Groupe « dépistage et prévention COREVIH PACA Ouest Corse» (composition détaillée page 7)
 
Ces recommandations ont pour objectif de faciliter voire inciter les projets régionaux institutionnels et/ou associatifs sur cette problématique.
Les différentes étapes du projet sont envisagées :
-         Définir un objectif au projet,
-         Identifier le lieu de l’action,
-         Organiser le dépistage,
-         Choisir les tests rapides,
-         Communiquer sur le dispositif,
-         Former les intervenants, 
-         Evaluation, Financement.
 
I.        Définir un objectif au projet
 
L’objectif général est de faciliter l’accès au dépistage.
 
Un projet, repose sur des hypothèses documentées (en pratique, définir clairement l’objectif  opérationnel et le résultat attendu) et prévoit une démarche d’évaluation à partir de l’objectif.
Les objectifs opérationnels dans ce cadre peuvent être :
-         Accès facilité au dépistage et au suivi des personnes les plus concernées (Hommes ayant des rapports avec les hommes HSH, Multipartenaires, UDVI, …)
-         Accès au dépistage des personnes les moins sensibilisées et les plus marginalisées, (population carcérale, migrants, ..)
-         Elargir et/ou Améliorer l’offre pour augmenter son acceptabilité,
-         Favoriser l’accès à une connaissance du changement de statut sérologique et à une prise en charge les plus précoces possibles et envisager les modifications de comportements qui l’accompagnent,
-         Permettre aux HSH pratiquant un recours répété au dépistage d’intégrer le dépistage dans une stratégie satisfaisante de réduction des risques.
 
En fonction des objectifs, dans un premier temps la population ciblée est décrite. 
 
II.     Identifier le lieu de l’action :
 
Les lieux où ces projets pourraient être mis en place comprennent, (liste non exhaustive) :
 
-         des lieux actuels de dépistage : CIDAG-CIDDIST, Centres de Planification et d’Education Familiale CPEF (Conseil Général, Mouvement Français pour le Planning Familial, Hôpitaux), des lieux de consultation spécifiques, laboratoires d’analyse médicale, milieu carcéral (UCSA, CIDAG),
 
-         des lieux médicalisés : services d’urgences, de médecine préventive (universitaire, centres de vaccinations …), réseaux Ville-Hôpital, centres de santé, consultations de suivi de personnes infectées par le VIH (pour leurs partenaires..), consultations IST…
 
-         des lieux fréquentés par des personnes plus vulnérables ou/et ayant moins facilement accès au dépistage (migrants/étrangers, Hommes ayant des rapports avec les hommes, Usagers de Drogues, personnes prostituées, femmes isolées, personnes en grande précarité…) ; ces lieux pourraient être par exemple :
-         des lieux d’accueil institutionnels ou associatifs recevant ces publics (accueils de jour, d’hébergement, de soins…),
-         des établissements ou des lieux connus pour accueillir ces publics dans le cadre d’information, de loisirs ou de culture,
-         des lieux de prise en charge des Usagers de Drogue : CAARUD, CSST, CSSD, CSAPA , Réseaux de soins, Microstructures.
 
 
III.   Organiser le dépistage :
 
Si l’organisation est indispensable, les contraintes ne doivent pas être un obstacle au développement du projet.  Toutefois, il est nécessaire de décrire les conditions de dépistage et les moyens.
Quelque soit l’étape du projet, les promoteurs peuvent faire appel à des personnes ressources (coordonnées possibles par les membres du groupe dépistage du COREVIH).
 
A.     Déroulé du dépistage : description des différentes phases :
 
-         Création d’un dossier individuel confidentiel (a minima  il comprendra : consentement éclairé, résultat du test, données nécessaires à l’évaluation..),
-         Accueil confidentiel expliquant le déroulé du test,
-         Conseil prétest, systématiquement proposé, basé sur les techniques d’écoute active avec recueil du consentement éclairé,
-         Réalisation du test répondant aux normes de qualité,
-         Gestion de l’attente des résultats,
-         Annonce des résultats et Conseil post-test ,
-         Rendu «écrit» du résultatDocument écrit et signé précisant le type de prélèvement effectué, la nature du test et sa dénomination, le résultat et la nécessité d’un contrôle en cas de résultat positif ou douteux.
-         Gestion de l’annonce des résultats négatifs, non interprétables et positifs. 
-         Les limites de l’annonce et du dépistage (hépatites, IST).
-         Organisation des contrôles sanguins rapides en cas de résultats non interprétables et positifs :
-         Soit test sanguin possible sur place,
-         Soit test sanguin impossible sur place et orientation vers une structure adaptée proche (CDAG, services spécialisés, médecin laboratoire),
-         importance de protocoliser ce lien,
-         prévoir des lieux adaptés pour les personnes ayant un abord veineux difficile (UDVI).
-         Orientation possible en cas de risque récent.
 
B.    Organisation humaine
 
 Cette organisation est différente s’il s’agit d’un lieu médicalisé ou d’un site «hors les murs». Dans ce dernier cas, 2 personnes au minimum sont présentes lors de la réalisation des tests.
 
C.    Organisation matérielle
 
L’organisation est décrite a minima car elle est à adapter en fonction des conditions locales en particulier en cas de dépistage hors les murs :
-         Il est recommandé de disposer de «secteurs» permettant une confidentialité pour l’accueil, les conseils, le recueil du consentement, la réalisation du test et le rendu de résultat et de prévoir un lieu de stockage des tests rapides.
-         Un recueil minimum de données est indispensable pour la traçabilté et l’évaluation, ce recueil est conservé dans un lieu sécurisé fermant à clef.
-         Un archivage confidentiel des données est à prévoir.
-         Durée de l’archivage : Pour les archives médicales : 20 ans, pour les laboratoires : 5 ans et dans le cadre d’un projet de recherche : 15 ans.
 
IV.   Choisir les tests rapides :
 
En annexe sont décrites les données complémentaires permettant le choix des tests rapides :
-         cadre légal,
-         cinétique des marqueurs séro-virologiques,
-         caractéristiques des tests, dont la reconnaissance des sous-types virologiques,
-         autres tests rapides de dépistage des IST disponibles, 
-         algorithme de dépistage rapide.
 
A.     Définition des tests rapides : 
Ce sont des tests unitaires, non automatisés qui permettent la détection des anticorps anti-VIH1 et anti-VIH2. Ces tests utilisent le principe de la migration par immuno-chromatographie sur stick unitaire, soit le principe de l’immunocapture des anticorps sur la membrane du support du test (savonnette).
Ils reposent sur des techniques ELISA
-         l’Antigène viral fixé sur un support (membrane de nitrocellulose ; stick unitaire en carton)
-         les anticorps présents dans le sang (plasma, sérum) ou dans la salive sont capturés
-         le complexe antigène-anticorps est révélé par un système à réaction colorée (positive)
-         la lecture se fait à l’œil nu.
 
Les tests utilisent différents types de supports : godet, carton, bandelette.
En France, les tests unitaires rapides sont déjà utilisés dans le cadre du dépistage classique sur sérum, associé à un ELISA mixte et dans un cadre d’urgence : greffes d’organes (donneur), AEV, accouchement.
 

B.    Les Trousses rapides disponibles  en Janvier 2009 :
 
Une trousse rapide combinée Ag-AC : Détermineâ devrait être commercialisée en 2009 et sera à privilégier pour des raisons d’efficacité.
 
Onze trousses rapides ont reçu le marquage CE, dont 9 sont distribuées en France :   
Il s’agit des trousses :
-         ABBOTT : Determine HIV1/-2
-         BIOMERIEUX : Vikia HIV1/2
-         BIOLYTICAL LABORATORIES : INSTI HIV1/HIV2 ANTIBODY TEST KIT
-         CORE Diagnostics : CORE HIV1/2 
-         Immunoflow HIV1/HIV2
-         INVERNESS: Immunocomb II Bispot HIV1+2
-         INVERNESS : Double Check II HIV1/2
-         QUALPRODiagn.: RETROSCREEN HIV
-         ORASURE : ORAQUICK ADVANCE
 
C.    Matériel nécessaire à la réalisation des tests rapides de dépistage :
 
Matériel nécessaire :
-         Support approprié pour la réalisation des tests,
-         poubelle spécifique déchets médicaux avec dispositif d’élimination des déchets,
-         antiseptique,
-         gants jetables,
-         coton ou gazes, pansements.
 
Le prélèvement
Dans le cadre légal actuel d’utilisation des trousses, les supports possibles en France sont aujourd’hui le sérum et le plasma.
Dans le cadre d’un projet, pour faciliter le dépistage, il est préférable de choisir une détection sur sang total. Tous les tests sont validés en sang total.
La trousse de test rapide comprendra le «kit complet» pour le prélèvement sur sang total :
-         vaccinostyles ou lancettes
-         pipettes pour recueil du sang
-         tampon de migration.
 
La qualité de technique de dépistage : Respect des conditions générales d’utilisation (cf. recommandations Haute Autorité de Santé (HAS) « Dépistage de l’infection par le VIH en France » : synthèse sur le site www.has-sante.fr))
-         Tests (par lui-même),
-         Utilisation du test par l’acteur,
-         Conservation des tests ou photocopies ou scanner,
-         Mise en œuvre des contrôles de qualité des Tests,
-         Garantie de la traçabilité des Tests utilisés et des résultats.
 

V.     Communiquer sur le dispositif :
 
La connaissance du projet et donc le recrutement des participants est à prévoir.
La communication est fonction du public ciblé et des lieux.
Dans tous les cas, les personnels des lieux concernés par le projet sont partis prenantes du projet.
Pour les HSH et en en cas de mutipartenariat, outre les canaux habituels (associations, Sida info service, institutions,..) il paraît souhaitable d’informer sur le dispositif prévu via la presse spécialisée et Internet, canal d’information qui paraît de plus en plus sollicité.
 
VI.   Former les intervenants :
 
Les formations sont à adapter en fonction des intervenants (métiers, expérience) et de leur rôle dans le projet.
La maîtrise de l’ensemble des connaissances des modules suivants seront à avoir ou à acquérir.
 
Formation dans le cadre du projet de dépistage
 
-         Epidémiologie actuelle du VIH en France et les enjeux actuels du dépistage, Actualisation des connaissances sur les modes de transmission du VIH, des hépatites, des IST, de la gestion des accidents d’exposition en lien avec la démarche de dépistage.
-         Les connaissances essentielles pour mener les actions de dépistage : cadre légal, cadre des actions, connaissances bio-médicales et organisation du dépistage.
-         Rôle des différents acteurs dans le dépistage. Description du réseau, des personnes et lieux ressources permettant la meilleure orientation (médicale, sociale ou soutien à la prévention).
-         Les enjeux éthiques, réglementaires et les responsabilités de la recherche bio médicale dans ce cadre.
-         Description de l’action prévue : les personnes cibles, leurs pratiques, leurs modes de rencontre, leurs attitudes vis à vis du dépistage, Formation sur la mise en place du projet, la confidentialité nécessaire (intervenants, pairs, public…), le mode de conservation et d’archivage des dossiers avec des données biologiques individuelles :
-         Elaboration collective des questions ouvertes dans le déroulement du protocole,
-         Mises en situation,
-         Evaluation individuelle et collective des capacités/compétences nécessaire pour le projet.
 
Formation à l’accueil et à l’entretien :
-         Gestion de l’accueil,
-         Maîtrise des techniques et outils de «counselling» pour l’entretien pré et post test ou au minimum des techniques d’entretien et d’écoute active pour renforcer les comportements préventifs, repérer les difficultés de prévention en accompagnant la démarche de dépistage et son suivi.
 
Formation centrée sur la mise en œuvre des techniques de dépistage rapide
-         Modalités de dépistage,
-         Modalités de réalisation des tests rapides, traçabilté,
-         Réalisation pratique de ces tests rapides, instauration des contrôles de qualité,
-         Limites de validité des tests rapides et Intérêt des tests complémentaires pour les autres IST, hépatites.
-         Annonce des résultats, négatifs, positifs ou ininterprétables. 
 
La formation peut inclure une ou deux journées de stage dans un CIDAG.
 
Une intégration dans le programme de formation indemnisable est à rechercher en cas de participation de non salariés (médecins, professionnels de santé..).
 
Un échange des pratiques du personnel intervenant sous différentes formes possibles (supervision, échanges, autosupport..) respectant le secret professionnel est à préconiser.
 
VII. Evaluation, Financement :
 
Plusieurs niveaux d’évaluation : Seuls sont décrits des axes d’évaluation et non des indicateurs qui sont à définir par les porteurs du projet en fonction de celui-ci.
Le recueil des données est à adapter en fonction de l’évaluation voulue, il est souhaitable de prévoir même à minima l’analyse des données lors de la conception du projet.
 
Les recommandations de la Haute Autorité de Santé (synthèse sur le site www.has-sante.fr) insistent également sur l’évaluation, en particulier sur l’assurance qualité, la remise des résultats et l’information.
 
L’évaluation portera sur l’ensemble du projet et ses différentes phases :
-         Le dispositif lui-même
-         Aspect quantitatif : accès du public cible, résultats des tests,
-         Aspect qualitatif : entretien, satisfaction des usagers…
-         La formation
-         La communication
 
 
Coûts:
Le coût des projets est impossible à estimer de façon générale.
Le coût moyen des tests est fonction de la quantité commandée : par exemple, pour 1500 tests Determine HIV1/2 commandés par an, le coût unitaire du test est de 20,32 Euros TTC en janvier 2009.
Les financements possibles : DGS, GRSP, Laboratoires, ANRS, CPCAM, Sidaction, Collectivités territoriales …..
 
 
En conclusion, ce texte a été réalisé de manière pluridisciplinaire en espérant faciliter la mise en place de projets et l’accès au dépistage des personnes concernées.
Les données sont celles disponibles en Janvier 2009.
Les membres du groupe restent à la disposition des futurs porteurs de projets pour tout complément d’information.

Composition du Groupe Corevih « Prévention et Dépistage »  ayant participé à l’élaboration de ce document :
·         Associations :
-          Aides 
-          Stéphane Caralp " <stephane.caralp@free.fr>
-          Frédéric Lert  <metteurenvaleur@yahoo.fr>
-          Lilian Roturier " action Gay" <lroturier@aidesdrpaca.org>
-          Patrick Rovera  " Action Gay " <provera@aidesdrpaca.org>
-          Marie Suzan <marie.suzan@medecine.univ-mrs.fr>
-          CODES 83
-          Laurence Pallier<l.pallier-codes83@orange.fr>
-          CRIPS
-          Célia Chischportich <cchischportich.crips@free.fr>
-          Planning Familial
-          Lisa Tichané<lisa@leplanning13.org>
-          SIDA INFO SERVICE
-          Florence Nicolaï Guerbe<marseille@sida-info-service.org>
-          SOLENSI
-          Fabienne Nouts<coordination13@solensi.org>
-          Mireille Hagege<mireillehagege5@yahoo.fr>
-          Jean-Paul Bérard <jean.paul.bérard@free.fr>
-          SOS DI
-          Dominique Blanc<dominique.blanc@groupe-sos.org>
-          Marie-Laure De Séverac <marie-laure.deseverac@groupe-sos.org>
 
·         Collectivités territoriales :
-          Conseil Général 13
-          Michèle Bigouroux CPEF<michele.bigouroux@cg13.fr>
-          Anne Grob Laboratoire Départemental <anne.grob@cg13.fr>
-          Chantal Vernay-Vaïsse CIDAGCIDDIST CG13<chantal.vernayvaisse@cg13.fr>
-          Conseil Général 83
-          Anne Pottier CIDAG CIDDIST CG83" <apottier@cg83.fr>
-          Mairie Marseille
-          Pierre Toubiana <ptoubiana@mairie-marseille.fr>
 
·         Hôpitaux
-          AP-HM
-          Amélie Ménard Hôpital Sainte Marguerite <Amelie.Menard@mail.ap-hm.fr>
-          Catherine Tamalet Laboratoire Virologie Timone <Catherine.Tamalet@ap-hm.fr>
 
·         Médecins Libéraux
-          Collège Gynécologues
-          Dominique Spérandéo <dominique.sperandeo@wanadoo.fr>
 
·         Organismes
-          Mutualité Française
-          Cyril Amic<c.amic@actimut.fr>
 
 

Annexe
Les critères de choix des tests rapides
 
Cadre légal
 
 Actuellement le dispositif légal du dépistage en France est régi par l’arrêté du 28 Avril 2003 (JO). Tout laboratoire public ou privé effectuant des analyses de biologie médicale au sens de l' article L6211-1 du code de la santé publique, pour le dépistage des anticorpsanti-VIH 1 et 2, doit analyser isolément le sérum ou le plasma de chaque individu en utilisant deux réactifs mixtes (VIH 1 et 2) différents revêtus du marquage CE, dont au moins un réactif utilisant une technique ELISA mixte.

En cas de positivité ou de discordance des résultats de ce test de dépistage, une analyse de confirmation par Western Blot ou Immuno-Blot doit être réalisée à l'initiative du biologiste sur le même prélèvement. La présence des anticorpsanti-VIH 1 et 2 chez un individu ne sera validée qu'après avoir effectué un test de dépistage dans les conditions décrites au premier alinéa sur un second prélèvement.
 
Cependant, selon les recommandations de la Haute autorité de Santé rendues publiques en Octobre 2008 : « Le maintien de la réalisation de 2 techniques de dépistage sur le même prélèvement dans le cadre de l’analyse de dépistage des anticorps anti-VIH n’est plus justifiée en 2008 ».  « Les biologistes réalisant le diagnostic biologique de l’infection par le VIH doivent utiliser, dans le cadre de l’analyse de dépistage, un test ELISA combiné marqué CE avec un seuil de détection de l’Ag p24 au moins équivalent au seuil minimal requis par la réglementation européenne en vigueur pour les tests de détection de l’Ag p24 seul ».
 
Le système français repose sur la prescription médicaleoù le test est rendu et expliqué par un professionnel.
 
La cinétique des marqueurs séro-virologiques suivant la contamination :
 
La cinétiquea été profondément modifiée par la mise à disposition des tests Ag-AC combinés de dépistage. L’ARN VIH est détectable par PCR 7 à 10 jours après la contamination (rapport Yeni, 2008), l’Ag p24 dès le 15eme jour par ELISA spécifique mais aussi par les ELISA combinés Ag-AC de 4ème génération, alors que les AC VIH sont détectables dès J21 au moment de la séroconversion par les ELISA classiques de 2e et 3eme génération et au 25e jour par les tests rapides. Donc les tests actuels rapides présentent une limite de sensibilité au moment de la séroconversion et en cas de résultat négatif, il conviendra d’informer le patient de ces limites. Dans une évaluation récente portant sur 37.530 sérums, comparant 3 tests ELISA combinés, et 3 tests ELISA anticorps anti-VIH dont un test rapide, il a été montré que parmi les 26 échantillons de séroconversion, 18 étaient positifs et 8 négatifs par le test rapide (Costagliola et al., AIDS,2008,22 :2042-44).
 
Les tests combinés de quatrième génération actuels peuvent être positifs dès le 15eme jour après l’infection (Rapport Yeni). Cependant, à partir des données de Fiebig  (AIDS 2003,17 :1871-9) portant sur des échantillons rétrospectifs de donneurs de plasma ayant séroconvertis, on peut estimer que la durée moyenne de la fenêtre sérologique silencieuse est de 24,5 à 26  jours après la contamination.
 

 
Figure 1 : Evolution des marqueurs virologiques et sérologiques au cours de la primo-infection VIH ( d’après Fiebig, AIDS 2003).
 
Selon les recommandations de la HAS, un résultat négatif du test de dépistage ELISA combiné 6 semaines après l’exposition supposée pourra être considéré comme signant l’absence d’infection par le VIH. En cas de traitement prophylactique post-exposition, le délai reste de 3 mois après l’arrêt du traitement.
 
 
Les principales caractéristiques des  trousses rapides disponibles :
 
 

 

 
 
 
Les critères pour l’obtention du marquage CE nécessaire pour l’agrément des trousses rapides sont 100% de sensibilité et une spécificité de 99 %.
La fiabilité de ces trousses rapides a été éprouvée en remplissant les critères de sensibilité et spécificité requis pour le marquage CE, mais aussi en satisfaisant aux divers contrôles de qualité annuels réalisés par l’AFSSAPS (résultats consultables sur le site internet de l’AFSSAPS)
Les  performances des trousses rapides distribuées en France, selon les fabricants sont indiquées dans le tableau ci-dessous :
 
 

 
 
Autres tests rapides de dépistage des IST disponibles :
il s’agit en général de tests de dépistage du gonocoque, de la syphilis, des chlamydiae, de l’hépatite B et de l’hépatite C.
De très nombreux tests de dépistage rapide d’IST sont disponibles sur Internet. Il est très difficile de trouver des tests ayant le marquage CE. Mais certains tests distribués par « Home Bio Test » ont reçu l’agrément de la FDA :
Il s’agit des tests suivants :
1)     Le test Oraquick de dépistage des AC VIH qui se pratique sur la salive : durée 20 mn ; coût du test : 15 $.
2)     Syphilis : sur sérum, plasma ou sang total : durée 10 mn ; coût : 23 $
 
D’autres tests, de la même firme, n’ont pas reçu l’agrément de la FDA mais ils sont disponibles :
3)     Gonorrhea rapid test : sur urines : durée 15 mn ; coût 15 $
4)     Tests combinés : COMBO test pour VHB/VHC : detection de l’Ag HBs, AcHBc, Ac HBs, Ag HBe, Ac HBe, AC HCV sur carton. Coût : 34-39$
5)    
Chlamydiae : sur urines ou sécrétions cervicales ; durée : 10 mn ; Coût : 29 $
 
Algorithme de dépistage rapide
 
 
 

Les œuvres des Grands Gamins mises aux enchères sur eBay !

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Dessin signé de Maurane


Lors du concert des Grands Gamins, en avril dernier, certains artistes ont réalisé des dessins ou des peintures afin qu’ils soient vendus aux enchères au profit de Sol En Si. Certaines de ces œuvres ont été vendues sur eBay en décembre et en janvier, rapportant ainsi plus de 3000€ à Sol En Si. 

Il s'agissait là d'une belle occasion de s'offrir une œuvre unique tout en faisant une bonne action ! Nous remercions sincèrement tous les acheteurs-donateurs qui ont participé à cette vente aux enchères.


Les Sapins de Noël de Créateurs : soirée réussie !


Comme chaque année, l’association « Les Sapins de Noël des Créateurs », créée à l’initiative de Marie-Christiane Marek, a fait appel aux plus grands noms de la mode, du design et de l’architecture, afin qu’ils créent des sapins uniques, qui ont été vendus aux enchères au profit de Sol En Si.

La soirée de mardi 9 décembre 2008 a été une belle réussite. La magnifique Cité de l'architecture et du patrimoine nous a ouvert ses portes et a accueilli la vente aux enchères des créations uniques. La vente a rapporté 100 000 euros pour contribuer aux projets de Sol En Si.

Nous remercions toute l'équipe des "Sapins de Noël des Créateurs" et plus particulièrement Marie-Christiane Marek et Laurent Chupin, pour leur investissement.


Cité de l'architecture et du patrimoine


La Sapin de Jean-Paul Gaultier


Marie-Christiane Marek, Jean-Paul Gaultier et Marie-José Mallet, présidente de Sol En Si


1er décembre : journée mondiale de lutte contre le SIDA

Comme chaque année, la journée mondiale de lutte contre le SIDA est l'occasion pour Sol En Si de réaliser différentes actions de prévention ou de communication.
Cette année, les volontaires de l'association ont animé des séances de prévention dans différents collèges et lycées et au sein des hôpitaux Saint Louis et Bichat. 

Le SIDA est toujours là et il ne faut pas relâcher la vigilence, c'est pourquoi Sol En Si était également présente à la marche contre le SIDA.


15ème ICASA du 3 au 7 décembre à Dakar


Le Sénégal a accueilli, du 3 au 7 décembre 2008, la 15e Conférence internationale sur le sida et les infections sexuellement transmissibles en Afrique (CISMA ou ICASA).
La Cisma a regroupé "plus de 5.000 délégués de tous les continents", précise le comité d'organisation sur son site internet. "Notre souhait (...), c'est de relever le défi d'une responsabilisation plus marquée de tous les acteurs" concernés.
Les organisateurs soulignent les "conséquences dramatiques" pour le continent face au SIDA, qui est devenu "un véritable fléau pour l'Afrique subsaharienne, (...), la région du monde la plus touchée par la pandémie".
"Même si quelques pays ont réussi à lutter contre la progression du virus grâce, notamment, à des campagnes de prévention, les perspectives d'avenir demeurent toujours préoccupantes".

Eloge A., assistant social de la Clinique coopérative de santé d'Abomey, a présenté le programme "Les Enfants du silence" mis en place en partenariat avec Sol En Si.

>> En savoir plus sur les Enfants du Silence
>> En savoir plus sur la 15ème CISMA


Femmes et VIH : une après-midi de réflexion à l'Assemblée nationale


Aujourd’hui, plus de la moitié des personnes vivant avec le VIH dans le monde sont des femmes. Dans ce contexte de féminisation de l’épidémie VIH/SIDA et du fait de la persistance de l’invisibilité des femmes séropositives et de leurs spécificités dans la lutte contre le sida, il est essentiel de donner la parole aux femmes vivant avec le VIH, de rassembler les associations et d’informer et de mobiliser les politiques.

Presque un an après le Colloque « Femmes et VIH, où en sommes nous 10 ans après ? » organisé par 18 associations de lutte contre le sida et pour le droit des femmes [1], l’inter-associatif et le Groupe d’études sur le sida de l’Assemblée nationale présidé par Marie-Georges Buffet ont invité les femmes vivant avec le VIH, les associations, les députés et la presse à une rencontre à l’Assemblée nationale, le 15 octobre 2008.
 
Au cours de la journée du 1er décembre 2007, les participantes au Colloque ont en effet émis des propositions et des revendications qu’elles veulent voir aboutir. Suite à la sortie des Actes du Colloque, l’inter-associatif porte la parole de ces femmes auprès des actrices et acteurs politiques afin que leurs revendications soient entendues.
 
Les questions de discriminations et de visibilité des femmes dans le combat contre le VIH ont été le fil conducteur des débats qui se sont organisés autour de trois tables rondes, chacune traitant d’une thématique spécifique :
 
   - La place des femmes aujourd’hui dans la recherche : la réalité des données scientifiques sur les traitements au féminin ; les essais qui traitent de leurs effets secondaires ; les spécificités des femmes comme enjeux de la recherche
   - Les droits sociaux : le droit d’asile sanitaire pour les femmes étrangères vivant en France ; la situation de précarité des femmes ; le droit aux soins ; le droit à la maternité ; la prise en charge (ALD, CMU, les franchises)
   - La prévention : la prévention chez les jeunes et les plus de 50 ans ; l’éducation à la sexualité ; le manque d’outils de prévention.


[1] Act Up-Paris, African Positive Associations, Aides, Ancic, Arcat, Association Marie Madeleine, la Cadac, Couples contre le sida, le Crips-Cridd, Femmes Médiatrices de Pantin, Frisse, Ikamberé, Lfmr, Médecins du monde, le Mouvement français pour le planning familial, Sida Info Service, Sol En Si, Uraca.


Sol En Si a participé au Café Projets le 2 octobre


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C'est avec plaisir que Sol En Si a participé à la "Machine à secouer les projets" le jeudi 2 octobre 2008. La soirée Café Projets s'est déroulée comme prévu : Sol En Si a présenté son projet de "Maison des enfants" au Togo, un centre d'accueil psycho-thérapeutique pour les familles et les enfants concernés par le VIH/SIDA à Kpalimé. Puis le public a posé ses questions et a débattu en table ronde autour de trois questions préparées par la commission International de Sol En Si. Enfin, la soirée s'est achevée autour d'un excellent repas togolais, parfait pour échanger et affiner les rencontres.

Merci à tous les participants et à toute l'équipe du Café Projets !


Sol En Si a signé la pétition dénonçant la mise en place du fichier EDVIGE


Appel public à signatures
pour obtenir l'abandon du fichier EDVIGE
instituant  le fichage systématique et généralisé, dès l'âge de 13 ans, par la police des délinquants hypothétiques et des militants syndicaux, politiques, associatifs et religieux.

Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l'avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST).

A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d'EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées.

En outre, ce fichage vise à  permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police,  comme susceptibles, à l'avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l'ordre public ».

Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que : état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives… 
La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d'enquêtes administratives pour l'accès à certains emplois.

Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l'âge de 13 ans et cela sans qu'aucune infraction n'ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.
Cette initiative gouvernementale, porteuse à l'évidence de nombreuses dérives, s'inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d'une politique sécuritaire ouvertement revendiquée.

Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques.
C'est pourquoi les organisations et les personnes signataires de cet appel :
  - exigent le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier EDVIGE qui institue un niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l'état de droit,
   - sollicitent le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie privée et des droits de l'enfant,
  - s'engagent à se constituer, dès le mois de septembre 2008, sous forme de Collectif afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs publics qu'ils renoncent à la mise en place du fichier EDVIGE.

Pour signer la pétition : http://nonaedvige.ras.eu.org/


Les droits des patients atteints d’affections de longue durée ne sont pas remis en cause


Mesures de redressement de l’assurance maladie pour 2009 annoncées le 29 juillet 2008 

A la suite des propositions du conseil de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM) formulées le 3 juillet, Roselyne BACHELOT-NARQUIN, ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports, et de la Vie Associative, et Eric WOERTH, ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, ont organisé une série de concertations sur l’avenir de l’assurance maladie avec les partenaires sociaux et les représentants des organismes complémentaires.
 
Ces concertations ont fait apparaître de nombreux points d’accord avec le Gouvernement.
 
Les organisations rencontrées ont affirmé leur attachement au système d’assurance maladie et à la prise en charge solidaire qu’il garantit. La majorité d’entre elles se sont inquiétées de la situation financière difficile de l’assurance maladie, dont le déficit devrait être de -4,1 milliards d’euros en 2008. Elles partagent la volonté du Gouvernement de la ramener à l’équilibre pour assurer sa pérennité.
 
Le Gouvernement entend donc mener une action résolue pour sauvegarder notre système solidaire de santé et permettre à l’assurance maladie de renouer avec l’équilibre d’ici 2011.
 
Tous les acteurs du système de santé doivent se mobiliser en ce sens : Etat, caisses d’assurance maladie, organismes complémentaires santé, professionnels et établissements de santé, ainsi que les assurés.
 
Roselyne BACHELOT-NARQUIN et Eric WOERTH réaffirment qu’il n’y aura, à l’occasion des mesures annoncées, aucune remise en cause des droits des assurés atteints d’affections de longue durée (ALD). En particulier, ils confirment que la proposition initiale de ne plus rembourser à 100% pour les patients en ALD les médicaments normalement remboursés à 35% n’a pas été retenue.


Le Parlement européen a adopté la directive de la honte : un coup dur pour l'Europe des droits de l'Homme


Soumis au vote des parlementaires européens ce mercredi 18 juin 2008, le projet de directive sur l'expulsion et la rétention des personnes étrangères a été adopté par 367 voix pour, 206 contre et 109 abstentions.

Le Parlement européen, en adoptant, sans y ajouter le moindre amendement, le texte de la «directive retour» négocié par les ministres de l'Intérieur et de l'Immigration des 27 Etats membres, a perdu une grande part de sa crédibilité quant à sa capacité à tenir son rôle d'instance démocratique chargée notamment de la protection des citoyens en Europe.

En prévoyant l'enfermement de migrants non communautaires pour une durée maximale de 18 mois, en autorisant l'expulsion d'enfants, qui plus est hors de leur territoire d'origine, en instituant une interdiction du territoire européen de 5 ans, cette directive porte atteinte aux libertés publiques et fait de l'enfermement un mode de gestion courant des populations migrantes.

Sourds aux appels des ONG, sourds aux appels des Eglises, sourds aux appels de nombreux représentants d'Etats du Sud, sourds aux mobilisations citoyennes, les parlementaires européens ont, dans leur majorité, choisi de renoncer à toute velléité de résister à la logique policière qui sous-tend la politique d'immigration conduite par les ministres de l'Intérieur en Europe depuis 20 ans.

Sol En Si avait signé l'appel aux Parlementaires européens en mai.

Pour en savoir plus : http://directivedelahonte.org/


Journée de réflexion scientifique du TRT-5 2008 : les enregistrements des interventions sont en ligne


Le 14 mars dernier se tenait la 10ème Journée annuelle de réflexion scientifique du groupe interassociatif TRT-5 sur le thème de "La prise en charge précoce du VIH : questions épidémiologique, médicales et éthiques".

A cette occasion, environ 300 acteurs de la lutte contre le sida (personnes vivant avec le VIH, associations, soignants, chercheurs, représentants des institutions publiques ou de l'industrie etc.) se sont retrouvés pour réfléchir aux enjeux à venir qui pourraient être soulevés par une prise en charge et/ou une initiation de traitement plus précoce que les recommandations françaises actuelles (rapport du groupe d'experts, dit Yeni) la définissent.

L'ensemble de la journée a fait l'objet d'une capture sonore, qui est proposée aujourd'hui en ligne ; s'y trouvent les enregistrements des interventions qui y ont été faites ainsi que les débats qui s'y sont tenus.

L'ensemble est disponible au lien suivant : http://www.trt-5.org/article214.html

La restitution de cette Journée fera également l'objet, comme chaque année, d'une brochure dont la publication devrait intervenir au début de l'été.



Sol En Cirque / PLD Productions


La société PLD INTERNATIONAL a rencontré de graves difficultés financières et a été mise en liquidation judiciaire par jugement en date du 8 janvier 2008.
Cette situation met fin à l’exploitation du spectacle « Sol En Cirque » et occasionne à tous (spectateurs, fournisseurs de PLD, etc…) des désagréments désolants.
 
Sol En Si et les artistes/auteurs du conte musical ne peuvent que s’indigner et déplorer cette regrettable situation.
 
L’Association rappelle qu’elle n’a jamais agi comme une société de production et que les dysfonctionnements passés constatés ne lui sont pas imputables. Tout comme les spectateurs déçus à juste titre ou les fournisseurs lésés, Sol En Si est victime de PLD Productions qui n’a pas fait face à ses engagements.
 
Le projet « Sol En Cirque », né en 2002 au profit de Sol En Si, était pourtant un formidable cadeau des artistes/auteurs dont le soutien à l’Association est indéfectible. Cette belle aventure, portée par l’enthousiasme du public, avait vocation d’aider Sol En Si à poursuivre son action mais aussi de partager largement un message de solidarité.
 
Sol En Si et les auteurs de Sol En Cirque restent solidaires de tous ceux qui, d’une façon ou d’une autre, ont rencontré des difficultés avec PLD mais rappellent en revanche qu’ils ne sont, en aucun cas, solidaires même moralement de toute demande de PLD concernant l’exploitation du spectacle ou des produits dérivés de ce dernier.
 
Nous vous remercions de votre confiance et nous engageons à ne pas la décevoir.


Colloque "Femmes et VIH - 10 ans après"

Journées de réflexion des 30/11 et 01/12/2007

Vous pouvez découvrir le dossier documentaire complet sur le lien suivant :
http://www.lecrips-idf.net:81/espaces-thematiques117-1033.html

Vous pouvez découvrir également :

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Rapport financier 2007
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Rapport d'activité 2007
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